Histoire du parfum et des Arabes

Dans l’antiquité, l’Arabie du Sud était très différente du désert qu’il est aujourd’hui, feuillu et plein de plantes aromatiques, c’était une région connue sous le nom de la terre des parfums. En effet, dans le livre sacré de l’islam, le Coran, le paradis est décrit comme un lieu plein de jardins et d’arbres, de grandes rivières et avec une forte odeur de parfum musqué.


Déjà au Xe siècle, c’est Avicenne, un philosophe et médecin arabe réputé, qui introduisit dans le monde musulman l’eau de rose, utilisée pour se parfumer ou aromatiser les pièces de la maison. C’était l’élément clé pour la confection des arômes, et était considéré comme le symbole de la pureté et de la sagesse d’Allah.

Les secrets de l’alchimie

Ce sont les Arabes qui ont appliqué l’alchimie à l’industrie du parfum. Cette nouvelle science avait pour but d’obtenir "la cinquième essence" des plantes, en extrayant l’essence de leurs propriétés par la distillation successive d’une plante jusqu’à obtenir ses huiles essentielles.

Les Arabes ont pris avantage dans le développement de l’alchimie face au déclin de l’industrie du parfum en Occident. Ce sont eux qui ont perfectionné l’alambic pour distiller l’alcool, qu’ils ont employé pour obtenir la base du parfum. Cela a entraîné l’expansion rapide du commerce et popularité au Moyen Âge et une révolution dans la façon de faire des parfums.

le monde musulman l’eau de rose, utilisée pour se parfumer ou aromatiser les pièces de la maison

Les Croisades (1096-1291) furent une époque charnière pour l’introduction des parfums en Occident, car ce furent les soldats qui en revenant en Europe après leurs campagnes militaires qui rapportèrent des parfums et essences inconnues dans leurs pays.

Avec l’arrivée des Arabes en Espagne, le parfum prend un nouveau chemin : il arrive en France, un pays qui a su l’industrialiser. En outre, Grenade et Séville devinrent des centres parfumeurs très importants comparables à Bagdad et Damas.

Même après l’expulsion des Arabes de la péninsule, les parfumeurs furent les seuls privilégiés à être épargnés et à pouvoir rester en Espagne. S’ils étaient partis, ils auraient emporté avec eux leurs précieux secrets : les formules sans égal pour fabriquer leurs fragrances.

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